17 juillet 2026
Cette histoire, c’est Prune qui vous la raconte : bergère créole avec un œil unique. Vous nous découvrez ? Passez par ici pour savoir qui on est avant de commencer.
Il y a des jour où le réveil est plus facile que d’autres.
Ce matin-là, le Binôme se lève avec une seule idée en tête : aujourd’hui, on part à La Breilloire. Un parcours qu’ils font deux fois par an, comme un rituel. Solène prépare le café, Loïc sort le matériel. Moi, Prune, je ne serai pas de la partie, mais ils me l’ont promis on me racontera tout en détail. Et franchement c’est comme si j’y avais été.
À l’écluse n°21, l’eau et le temps s’allient
Cette parenthèse leur a permis d’arriver au niveau de l’écluse n°21 A la Breilloire. Le temps de déballer le canoë, d’ailleurs ces micro-aventures sur l’eau se font toujours avec le fidèle Explorer K2 de chez Intex, un bon canoë gonflable qui les suit depuis un moment déjà, ensuite vérifier les gilets, de s’équiper, et l’aventure peux commencer.

L’ambiance y est propice à souffler avant de partir. On aime prendre le temps d’observer la nature, vérifier le niveau de la riviére, contrôler les installations de mise à l’eau. Les infrastructures ici sont bien pratiques pour faciliter la balade. Le temps est parfait : la température est douce, le vent léger, et la lumière semble danser sur les vagues. La Somme, ici, est une rivière qui respire la tranquillité, comme si elle avait tout son temps pour eux. Quelques « Gens » sur le chemin de Halage, un pêcheur par ci par la…

Ce parcours, sans grande difficulté, permet d’enchaîner 7 km de canoë sur la Somme et environ 3h de navigation. Le lieu de départ est facilement accessible en voiture et un parking attend les explorateurs au niveau de l’écluse. Pour eux c’est arrivés vers 8h30 sur le spot.
A cette heure, la brume matinale et le bruit de l’eau sur l’écluse est propice à prendre le temps d’écouter la nature. Une fois les installations de mise à l’eau atteinds , il est temps de commencer l’aventure pour rejoindre le moment le plus agréable de la balade… La vieille somme.
Entre saules et libellules, la Somme se dévoile
Une fois sur la berge, Le canoë est mis à l’eau. Solène s’installe à l’avant, son appareil photo déjà en main. Loïc prend les rames, son drone glissé dans son sac. Le départ se fait sans attente et il ne reste plus qu’a apprécié le bruit des rames qui foulent la surface de l’eau.
Pour comprendre l’ambiance, plusieurs légendes entoure ce lieu. Celles-ci parlent de la vie d’autrefois sur cette voie d’eau. Et notamment autour du verbe « Brayer » ( Pleurer en picard ) Car selon les dires, ce sont les haleurs ou les veuves qui pleuraient leurs labeurs pour les uns et leurs défunts maris pour les autres. Au dela des contes, il regne ici aujourd’hui une bien meilleur ambiance.
Au loin, on aperçoit febrilement le pont qui donnera presque le point de descente pour changer de rive.



Les berges sont bordées de vegetation dense, et les libellules dansent entre les roseaux.
Le parcours est ponctué de laisser aller : pour admirer le paysage, se rafraîchir, ou simplement savourer l’instant.
Solène capture les reflets de l’eau, les jeux de lumière, et les emotions de chacun.
Loïc, lui, profite de ce moment calme pour faire quelques prises de vue au drone et noter les particularités du parcours pour le future fichier GPX qui servira pour ceux, qui comme eux, veulent vivre cette petite aventure loin du bruit des villes.
Le barrage et ses caprices : l’épreuve de l’été
Nous sommes en juillet, et la Somme est déjà très basse pour cette saison. Cela fait quelques semaines qu’il n’a pas plu sur le secteur. Le niveau de l’eau est donc très bas, et la navigation demande un peu plus d’attention.



Au fil de l’eau et a un moment précis, juste avant le barrage, il faut s’arreter sur le ponton à droite apres les peniches pour débarquer le canoë. Cette fois, le Binôme ne s’attardera pas longtemps sur ce spot, mais pour ceux qui seraient tentés par l’aventure, il est tout à fait possible d’y faire une pause pique-nique, voire une petite sieste, si le cœur vous en dit.
À partir de ce point précis, les choses s’accélèrent un peu. Il faut porter le canoë vers les rives de la vieille Somme, en aval du barrage. Une plateforme attend pour la remise à l’eau. En cette période de l’année, attention au niveau de l’eau, souvent en déficit. Cet été-là, la canicule sévit pour la troisième fois, et le niveau est anormalement bas. Le piège ? Rester coincé en bas du barrage, ou pire, se retourner. Il est donc important de se renseigner avant de partir. Même une rivière calme peut réserver des surprises.
Le temps pour Solène de replacer sa caméra, de reprendre les rames et les sacs et de dire :
« Le niveau de l’eau et vraiment bas… tu crois qu’on va devoir porter le canoë ? demande Solène. »
« On verra bien, répond Loïc en souriant. C’est ça, l’aventure ! »
Et les voilà repartis, portés cette fois par des flots plus rapides qui leur donnent l’impulsion. Une fois évités les embâcles et le rocher qui affleure au centre de la rivière, le canoë se laisse glisser dans la quiétude du clapotis, le chant des oiseaux, et ce courant « Slow » qui va bien avec le nom du projet. L’eau est parfois claire, laissant entrevoir entre les plantes aquatiques de jolis poissons qui ne s’inquiètent guère de cette présence. Pour le plus grand plaisir de Solène.
Dans ces moments-là, il y a un sentiment de lâcher-prise. La seule préoccupation, c’est de ramer… Un peu ! Et vivre l’instant présent ce qui prend tout son sens ici, car aucune distraction n’est possible, à part peut-être le ballet des libellules.
Le marais des Cavins, une parenthèse de sérénité

Après quelques méandres, le canoë longe le marais des Cavins, un endroit qu’il vaut la peine de visiter tant il est paisible et agréable. A savoir qu’il y a 1 pontons de debarquement pour vous permettre d’acoster si vous voulez allonger quelques peu cette balade. Sinon le marais est situé près du chemin de contre-halage à Bourdon, c’est un espace naturel sensible préservé de 17 hectares. Ici, les massifs de roseaux en mosaïque et les fourrés de saules bordent de grandes surfaces d’eau libre, offrant un havre de paix où la faune et la flore typiques des marais de la Somme s’épanouissent. Un parcours de 3 km, aménagé en sable compacté, permet de s’y promener aisément, entre les langues de terre et les étangs, pour une immersion totale dans ce paysage apaisant.

La balade se poursuit, et on a l’impression de freiner inconsciemment le bateau, comme pour ne pas trop vite quitter cet endroit. On continue à serpenter, à profiter de la quiétude et de l’ombre des grands arbres. Au loin, on aperçoit la jonction avec le canal de la Somme, qu’il faudra remonter par la droite pour retrouver, le panneau qui indique le point de débarquement de la frêle embarcation. Une fois posé sur la berge, il ne reste que le retour à la voiture, et un dernier au revoir à ce courant qui aura porté cette micro-aventure.
« Une micro-aventure, oui. Mais une qui rappelle que le bonheur, parfois, tient dans un canoë, une rivière, et le temps de ne rien faire d’autre que de ramer. »
Prune
